Un cycle respiratoire comprend trois phases
Inspiration -
Suspension du souffle -
Expiration (ou inversement).
La plupart des postures peuvent et doivent être faites selon ce rythme respiratoire. La phase immobile de la posture correspond à la phase de suspension du souffle, ou pause, qui ne doit pas être une rétention du souffle avec blocage physique important. Naturellement, la respiration doit être parfaitement libre, sans bruit, uniquement nasale et encore une fois naturelle, c'est-à-dire qu'il ne faut pas inspirer (ou expirer) au maximum, ce qui entraînerait une surtension musculaire, un envie pressante d'expirer (ou d'inspirer), voire même une hypertension sanguine. Il faut simplement avoir la sensation d'avoir rempli (ou vidé) l'intérieur du corps, après quoi la suspension de souffle devient spontanée et sans effort. Cette suspension de souffle peut être chez le débutant un simple temps de pause respiratoire, aussi bref soit-il, mais néanmoins indispensable.
Le processus respiratoire est simple : à l'inspiration tout le volume du tronc augmente (comme un ballon de baudruche) et à l'expiration tout ce volume diminue. Etant donné que ceci est une sensation interne, ce processus peut être perçu sur tout l'ensemble du corps. Si les postures sont exécutées correctement, le souffle se placera naturellement là où il le faut.
Ainsi dans la phase importante de la posture, il y a immobilité du corps, du souffle et du mental.Au début, la synchronisation des phases du souffle avec les phases de la posture est difficile. On peut éventuellement en faire abstraction dans les tous premiers temps, mais ne surtout pas oublier que, c'est l'aspect qualitatif qui est le plus important. C'est pour cela que le temps de tenue d'une posture n'est pas le plus important.
En effet, l’important est d’amener le mental à un silence intérieur, silence qui est favorisé par la conscience permanent des sensations internes, des phases du souffle et surtout de la pause du souffle qui incite à l’immobilité des pensées.Si la respiration est normale et continuelle et la posture immobile alors que la pensée divague, cela n’apportera qu’un bienfait physique. De plus, il se créée une autorégulation ; lorsque l’on force sur la posture, on ne peut retenir le souffle ; lorsque l’on force sur le souffle, on ne peut tenir la posture.
Un critère fiable pour une bonne pratique est qu’elle n’occasionne pas d’essoufflement ou tout autre sensation de désagrément. Ce travail de synchronisation qui devient spontané avec la pratique régulière, est la clef pour amener l’élève à une dimension globale du yoga.
Extrait d'un dossier de la Revue "Yoga et vie".
© Katy LEROUX
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/katy-leroux
Mots clés : respiration, pranayama
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